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lesouvenirfrancaisdeparigne
Description du blog :
honorer la mémoire, entretenir les monuments et transmettre le souvenir de ceux morts pour la France
Catégorie :
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Date de création :
26.03.2006
Dernière mise à jour :
09.05.2007
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Actualite

hommage aux justes de france

Posté le 22.01.2007 par lesouvenirfrancaisdeparigne

DISCOURS DE MADAME SIMONE VEIL
Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
Cérémonie du Panthéon en hommage aux Justes de France
18 janvier 2007



Monsieur le Président de la République,

Mesdames et Messieurs les Justes de France, c’est à vous que mon propos s’adresse ; à vous tous qui nous entourez ainsi qu’à ceux qui n’ont pu se joindre à nous ; à vous aussi qui avez aidé à sauver des juifs sans chercher à obtenir cette reconnaissance.

Au nom de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, au nom de tous ceux qui vous doivent la vie, je viens ce soir vers vous, pour vous exprimer notre respect, notre affection, notre gratitude.

On ne saura jamais exactement combien vous êtes. Certains sont morts, sans juger utile de se prévaloir de ce qu’ils avaient fait. D’autres ont cru être oubliés de ceux qu’ils avaient sauvés. D’autres enfin ont même refusé d’être honorés, considérant qu’ils n’avaient fait que leur devoir de Français, de chrétiens, de citoyens, d’hommes et de femmes envers ceux qui étaient pourchassés pour le seul crime d’être nés juifs.

Certains Français se plaisent à flétrir le passé de notre pays. Je n’ai jamais été de ceux-là. J’ai toujours dit, et je le répète ce soir solennellement, qu’il y a eu la France de Vichy, responsable de la déportation de soixante-seize mille juifs, dont onze mille enfants, mais qu’il y a eu aussi tous les hommes, toutes les femmes, grâce auxquels les trois quarts des Juifs de notre pays ont échappé à la traque. Ailleurs, aux Pays Bas, en Grèce, 80% des Juifs ont été arrêtés et exterminés dans les camps. Dans aucun pays occupé par les nazis, à l’exception du Danemark, il n’y a eu un élan de solidarité comparable à ce qui s’est passé chez nous.

Vous tous, les Justes de France auxquels nous rendons hommage aujourd’hui, vous illustrez l’honneur de notre pays qui, grâce à vous, a retrouvé le sens de la fraternité, de la justice et du courage. Voilà plus de soixante ans, vous n’avez pas hésité à mettre en péril la sécurité de vos proches, à risquer la prison et même la déportation. Pourquoi ? Pour qui ? Pour des hommes, des femmes et des enfants que, le plus souvent, vous ne connaissiez même pas, qui ne vous étaient rien, seulement des hommes, des femmes et des enfants en danger.

Pour la plupart, vous étiez des Français « ordinaires ». Citadins ou ruraux, athées ou croyants, jeunes ou vieux, riches ou pauvres, vous avez hébergé ces familles, apporté réconfort aux adultes, tendresse aux enfants. Vous avez agi avec votre cœur parce que les menaces qui pesaient sur eux vous étaient insupportables. Vous avez obéi sous le coup d’une exigence non écrite qui primait toutes les autres. Vous n’avez pas cherché les honneurs. Vous n’en êtes que plus dignes.

Je tiens ce soir à vous remercier, Monsieur le Président de la République d’avoir publiquement reconnu la responsabilité de l’Etat dans les lois scélérates de Vichy. A vous remercier aussi d’avoir, sans faille, à maintes reprises, rappelé l’action exemplaire, courageuse et fraternelle des Français, dont certains vous entourent ici ce soir.
Face au nazisme qui a cherché à rayer le Peuple juif de l’Histoire des hommes et à effacer toute trace des crimes perpétrés, face à ceux qui, aujourd’hui encore, nient les faits, la France s’honore, aujourd’hui, de graver de manière indélébile dans la pierre de son histoire nationale, cette page de lumière dans la nuit de la Shoah.

Les Justes de France pensaient avoir simplement traversé l’Histoire. En réalité, ils l’ont écrite. De toutes les voix de la guerre, leurs voix étaient celles que l’on entendait le moins, à peine un murmure, qu’il fallait souvent solliciter. Il était temps que nous les entendions. Il était temps que nous leur exprimions notre reconnaissance.

Pour nous qui demeurons hantés par le souvenir de nos proches, disparus en fumée, demeurés sans sépulture, pour tous ceux qui veulent un monde meilleur, plus juste et plus fraternel, débarrassé du poison de l’antisémitisme, du racisme et de la haine, ces murs résonneront désormais et à jamais de l’écho de vos voix, vous les Justes de France qui nous donnez des raisons d’espérer.

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--

HOMMAGE AUX JUSTES, aujourd'hui au Panthéon

Posté le 18.01.2007 par lesouvenirfrancaisdeparigne


Hommage de Jacques Chirac aux Justes de France au Panthéon


PARIS (Reuters) - Jacques Chirac préside ce jeudi au Panthéon une cérémonie en hommage aux Justes de France qui ont aidé ou sauvé des juifs persécutés durant la Seconde Guerre mondiale.

Le président rendra hommage aux 2.725 "Justes parmi les Nations" reconnus comme tels par le mémorial de Yad Vashem de Jérusalem, mais aussi à ceux qui ont aidé autrui à cette époque au péril de leur vie et ne se sont pas fait connaître.

Les trois-quarts des israélites de France ont eu la vie sauve durant la Seconde guerre mondiale. Sur les 75.000 qui ont été déportés, seuls 2.500 sont revenus. A titre de comparaison, neuf juifs polonais sur dix ont été massacrés.

La cérémonie d'une heure au Panthéon, qui sera télévisée sur France 2, commencera par un discours de Simone Veil, présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

Un film de la cinéaste Agnès Varda sera ensuite diffusé sur des écrans installés pour l'occasion et un ensemble vocal interprétera une oeuvre de Francis Poulenc sur un texte de Paul Eluard.

Jacques Chirac s'exprimera ensuite, avant d'aller avec Simone Veil dévoiler une inscription qui commence par ces mots : "Sous la chape de haine et de nuit tombée sur la France dans les années d'occupation, des lumières, par milliers, refusèrent de s'éteindre".

"Bravant les risques encourus", les Justes "ont incarné l'honneur de la France, ses valeurs de justice, de tolérance et d'humanité", pourra-t-on lire sur cette plaque installée dans la crypte du Panthéon.

La cérémonie sera déroulera en présence de 200 à 250 Justes et juifs sauvés, accompagnés par nombre de leurs descendants. Environ 240 Justes sont encore en vie actuellement.

Le Premier ministre Dominique de Villepin, une grande partie du gouvernement, d'anciens responsables politiques comme Lionel Jospin et Edouard Balladur et les représentants des autorités religieuses de toutes les confessions seront également présents.

LE CÔTÉ "LUMINEUX" DE LA FRANCE

Le discours du chef de l'Etat "vient boucler la boucle" de celui du 16 juillet 1995 au Vel d'Hiv, où il avait reconnu la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des juifs.

Il s'inscrit aussi dans la droite ligne de celui de juillet 2004 au Chambon-sur-Lignon, village des Cévennes dont les habitants avaient caché des juifs durant la Seconde guerre mondiale.

Ou encore de celui de juin dernier à Verdun, où Jacques Chirac avait rappelé que le maréchal Philippe Pétain, "vainqueur de Verdun" en 1916, fut aussi celui qui, en juin 1940, "couvrira de sa gloire le choix funeste de l'armistice, et le déshonneur de la collaboration".

Il rejoint également ses interventions de l'an dernier sur l'instauration d'une journée de commémoration de l'esclavage, le 10 mai, ou encore l'hommage rendu le 12 juillet 2006 à l'occasion du centenaire de la réhabilitation d'Alfred Dreyfus.

Au Panthéon, c'est le "côté lumineux" de la France que le chef de l'Etat cherchera à faire transparaître, assure son entourage.

"On n'est pas dans une logique de repentance", explique un conseiller du chef de l'Etat. "Permettre aux Français de regarder l'Histoire de France en bloc, regarder sans ambages cette période permet de tourner un certain nombre de pages et d'enlever un certain nombre de tensions au sein de la société
".

décès de René Riffaud, l'un des 4 derniers poilus

Posté le 18.01.2007 par lesouvenirfrancaisdeparigne
RIFFAUD René (19-12-1898 / 16-01-2007, 108 ans)

La famille de Monsieur Riffaud est originaire du Jura (Champagnole). Pourtant, René Riffaud naît le 19 décembre 1898 en Tunisie, à SOUK EL ARBA ( Tunisie). Son père était alors en poste en Tunisie française et travaillait à l'aménagement de ports maritimes.
Malgré son grand âge, Monsieur Riffaud gardait souvenir du tragique accident du Farfadet, un sous-marin qui, en 1905, coula par seulement 7 mètres de fond dans le canal de Bizerte. Cet accident eut un grand retentissement en France car les 14 hommes d'équipage survécurent plusieurs jours avant de mourir étouffés. Le manque d'outillage nécessaire du port de Bizerte, empêcha de pouvoir remonter à temps le sous-marin. Monsieur Riffaud se rappelait son père allant inspecter en scaphandre la coque du navire et entendre frapper l'équipage prisonnier. Il évoquait également la grande cérémonie qui eut lieu à bord d'un bateau, juste avant le rapatriement des corps vers la France.
De la classe 18, René Riffaud est mobilisé en 1917 au 75ème régiment d'artillerie légère, en Tunisie, à Manouba ; il s'occupe des chevaux dans les écuries de l'armée. Il est ensuite dirigé sur la France par Marseille, puis sur Bordeaux. De là il va régulièrement alimenter en chevaux le front Est.
Puis il change d'affectation et rejoint le 42ème régiment d'artillerie, basé à Laferre-en-Tardennois. Différentes missions vont se succéder : Pont-Saint-Vincent, Avricourt, Hagenbach. Il est gazé à l'ypérite en Alsace. Il ressort de la guerre très diminué : à Lyon, il tombe souvent d'inanition. Il est réformé à Dijon.
Après une période de chômage (difficile de travailler sans réelle qualification), il se forme à l'électricité. Il dirigera sur Colombes (92) une entreprise de réparation de moteur.
En novembre 1995, il reçoit la Légion d'honneur à titre d'ancien combattant de la Guerre 14-18. Il y a une dizaine d'années, il part dans une maison de retraite à Tosny (Eure) et se rapproche de sa petite fille. Restant discret quant à sa participation à la Guerre, ce n'est qu'en 2004 qu'un journaliste de la presse écrite locale, redécouvre son existence. Il faudra un an et demi pour qu'il soit reconnu au niveau national. En septembre 2005, une improbable rencontre se produit dans le jardin de la maison de retraite : Monsieur Riffaud, le Poilu oublié, rencontre Henry Allingham, le doyen des vétérans britanniques. Une équipe de France3 région est présente pour filmer cette rencontre ; un court reportage est même diffusé dans le JT du soir.
En février-mars 2006, l'ONAC étudie son dossier, lui accorde le statut d'ancien combattant de la Guerre 14-18.
Le vendredi 28 avril 2006, René Riffaud, recevait des mains du Ministre délégué aux Anciens Combattants la carte d'Ancien Combattant de la Guerre 14-18 ainsi que la médaille de la reconnaissance de la Nation et la Croix du Combattant de la Guerre de 14-18.

Ce 11 Novembre 2006, il participait aux cérémonies sous l'Arc de Triomphe .

René Riffaud était un de nos 4 derniers vétérans français de la Guerre de 14-18, et la nouvelle de sa disparition nous a profondément touchés. Nos pensées vont à ses proches et ami(e)s.

11 novembre 2006

Posté le 01.11.2006 par lesouvenirfrancaisdeparigne
Comme chaque année, les célébrations du 11 novembre se tiendront à Fougères le samedi à 11h00 au Monument aux Morts, place du Tribunal.
Une messe aura lieu à 10h00 comme chaque année (vérifiez les horaires).

Commémoration 22/09/06 Groupe Gallais

Posté le 28.09.2006 par lesouvenirfrancaisdeparigne
Ce jeudi 22 septembre a eu lieu au cimetierre de Fougères la commémoration de la déportation, puis de l'exécution en 1943 près de Munich par les nazis de huit des membres du Groupe Gallais, résistants, dont la seule survivante aujourd'hui est Madame Huguette Gallais.

Cérémonie émouvante s'il en est, lors de laquelle était rendu un hommage par les autorités civiles et militaires ; et par Madame Lhommeaux, petite fille de résistants, ainsi que par un poème de Robert Desnos, lu par une professeure de lycée Guéhénno, dans lequel Mme Gallais est intervenue, initiant la visite des scolaires à Ravensbruck.

Une exposition est actuellement visible à la conciergerie du Château de Fougères retraçant l'histoire du Groupe Gallais.

Honneur et hommage est rendu ainsi à ces femmes et ces hommes, morts et survivants, pour un idéal, celui de la France.

Hommage a cette grande dame qu'est Madame Gallais pour ce qu'elle a fait et ce qu'elle s'évertue à transmettre depuis des années.

Merci à vous Madame, et à votre Groupe.
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Les 90 ans de l'ONAC

Posté le 28.09.2006 par lesouvenirfrancaisdeparigne
Les 90 ans de l’Office national des anciens combattants

90 ans après les grandes Batailles de Verdun et de la Somme, l’anniversaire de l’ONAC est l’occasion de rappeler que la politique de mémoire est un axe prioritaire de l’action du ministre délégué aux Anciens combattants. De nombreuses manifestations sont prévues pour célébrer cet anniversaire partout en France, en métropole et outre-mer.
90 ans d’action
L’Office national des anciens combattant a été crée en 1916 pour favoriser la réinsertion des invalides de guerre. Il est donc conçu pour reconnaître et réparer les préjudices subis. Aujourd’hui, cet établissement public autonome, sous tutelle du ministère chargé des Anciens combattants, compte plus de 4 millions de ressortissants. Sa tâche majeure est d’entretenir la mémoire collective et de véhiculer les valeurs qui ont poussé à l’engagement.

Les cérémonies
Depuis le 5 avril, l’Hôtel des Invalides propose une exposition pédagogique sur la "Grande Guerre" destinée aux jeunes enfants ;
Le 8 et 9 avril, le festival "Mémoire" aura lieu dans le département de la Marne.
Hamlaoui Mekachera inaugurera l’exposition "La Grande Guerre", élaborée en partenariat par l’ONAC et la DMPA (Direction de la mémoire, du patrimoine, et des archives). Des films et pièces de théâtre sont également au programme, ainsi qu’une intervention des époux Husson, professeurs d’Histoire ;
Le 9 avril à partir de 14 heures auront notamment lieu un défilé de véhicules militaires de collection, puis une représentation théâtrale "14-18, bleu sombre horizon" ;
Un jeu interactif "p@sseur de mémoire", sera enfin proposé au jeune public sur le site de l’ONAC afin de les sensibiliser aux thèmes du respect, de la tolérance et de la solidarité.

revalorisation des prestations

Posté le 28.09.2006 par lesouvenirfrancaisdeparigne

Dominique de Villepin, en présence de Michèle Alliot-Marie et Hamlaoui Mekachera, a confié sa "grande joie" d’accueillir les présidents d’associations d’Anciens combattants, afin de leur présenter les mesures nouvelles prises en faveur du monde combattant.
"Français par le sang versé"
Lors de son discours, le Premier ministre a notamment rappelé que la France "n’a jamais oublié les hauts fait d’arme ni le sacrifice de ceux qui, venus d’Afrique et d’Asie, ont combattus à nos côtés". Le Chef du Gouvernement a souligné "qu’ils avaient traversés les mêmes épreuves, affronté le même feu" que les Français de souche, qu’ils étaient par là même "Français par les valeurs qu’ils ont défendues, Français par le sang versé".

Revalorisation des retraites et pensions
Lancée en 2002 par le Président de la République, la décristallisation marque la reconnaissance et le respect de la Nation tout entière. Cependant, cette reconnaissance "l’Etat français a trop tardé a l’exprimer concrètement", a indiqué Dominique de Villepin.

Afin répondre à une attente longue de 40 ans, le Gouvernement, grâce notamment au travail de Michèle Alliot-Marie et Hamlaoui Mekachera, a décidé, lors du Conseil des ministres du 27 septembre, le rétablissement de l’égalité entre les prestations de feu versées aux anciens combattants français et étrangers.

Cette mesure concerne 57 000 retraites du combattant et 27 000 pensions militaires d’invalidité, réparties entre des ressortissants de plus de 20 pays. Le coût global de la mesure, mise en oeuvre dès 2007, sera de 100 millions d’euros
.

Les Vétérans enfins égaux et reconnus

Posté le 28.09.2006 par lesouvenirfrancaisdeparigne
PARIS (Reuters) - Après 47 années de gel, le gouvernement va mettre les retraites et les pensions d'invalidité des anciens combattants de ses ex-colonies entièrement au niveau de celles qui sont versées en France.

Les vétérans des anciennes colonies d'Afrique et d'Asie ne touchaient pour l'instant, dans le meilleur des cas, que 30% des sommes versées à leurs frères d'armes français.

Cette revalorisation, dont l'annonce était attendue, bénéficiera à environ 80.000 vétérans, représentera un coût de 110 millions d'euros par an et sera introduite par amendement gouvernemental au projet de loi de finances 2007.

"Nous le devions à ces hommes, qui ont payé le prix du sang, et à leurs enfants et petits-enfants dont beaucoup sont Français", a déclaré Jacques Chirac mercredi, lors du conseil des ministres qui a entériné cette décision.

"C'était une question de solidarité, de justice, de reconnaissance", a-t-il ajouté.

"Cette mesure juste, c'est aussi une façon, pour la France, de réintégrer pleinement cette mémoire dans l'histoire nationale", a souligné le chef de l'Etat, dont les propos étaient rapportés par le porte-parole du gouvernement.

Ces pensions étaient "cristallisées" depuis 1959, par une décision du gouvernement de Charles de Gaulle au moment de la décolonisation.

Selon le ministre délégué aux Anciens Combattants, Hamlaoui Mekachera, un rattrapage des 47 années d'inégalités n'est cependant "pas d'actualité".

Cette mesure coïncide avec la sortie en France du film "Indigènes", qui aborde le rôle des soldats maghrébins engagés dans l'armée française durant la Seconde Guerre mondiale.

Jacques et Bernadette Chirac ont assisté à la première parisienne du film de Rachid Bouchareb début septembre.

"Cette reconnaissance, l'Etat français a trop tardé à l'exprimer concrètement", a déclaré pour sa part le Premier ministre, Dominique de Villepin, lors d'une brève allocution à Matignon, en présence d'anciens combattants.

"SYMBOLE"

"Dans une France ouverte, respectueuse de la diversité des sensibilités, des origines et des cultures, vous avez valeur de symbole", a souligné Dominique de Villepin.

"Ce que nous voulons exprimer par ce geste de justice, c'est bien sûr notre reconnaissance et notre admiration pour l'exemple que vous avez donné. Ce que nous voulons vous dire aujourd'hui, c'est aussi notre fidélité à la voie que vous avez su tracer pour notre pays et pour les générations futures", a-t-il dit.

Le chef du gouvernement a annoncé qu'une nouvelle augmentation de deux points de l'indice de la retraite du combattant serait inscrite dans le projet de loi de finances 2007.

"Elle s'ajoute à la hausse intervenue le 1er juillet dernier. C'est la première revalorisation depuis près de trente ans", a-t-il dit.

Vétérans français, vétérans coloniaux, "il n'y aura plus de différence", s'est félicité Hamlaoui Mekachera à la sortie du conseil des ministres.

"J'en suis fier et heureux (...) Il vaut mieux tard que jamais. Pendant 45 ans, ce dossier n'a été traité par personne. Aucun gouvernement n'a mis le moindre centime, n'a pris la moindre initiative", a-t-il dit.

Après des décennies de silence, le dossier avait été relancé le 10 décembre 2001 par un arrêt du Conseil d'Etat jugeant cette différence de traitement entre soldats coloniaux et français était contraire à la Convention européenne des droits de l'homme qui interdit la discrimination sur le critère de la nationalité.

Le gouvernement de Lionel Jospin avait alors engagé une refonte des pensions militaires. Celui de Jean-Pierre Raffarin a poursuivi dans cette voie en inscrivant une enveloppe de 120 millions d'euros au budget de 20 et les pensions d'invalidité des anciens combattants de ses ex-colonies entièrement au niveau de celles qui sont versées en France.

Les vétérans des anciennes colonies d'Afrique et d'Asie ne touchaient pour l'instant, dans le meilleur des cas, que 30% des sommes versées à leurs frères d'armes français.

Cette revalorisation, dont l'annonce était attendue, bénéficiera à environ 80.000 vétérans, représentera un coût de 110 millions d'euros par an et sera introduite par amendement gouvernemental au projet de loi de finances 2007.

"Nous le devions à ces hommes, qui ont payé le prix du sang, et à leurs enfants et petits-enfants dont beaucoup sont Français", a déclaré Jacques Chirac mercredi, lors du conseil des ministres qui a entériné cette décision.

"C'était une question de solidarité, de justice, de reconnaissance", a-t-il ajouté.

"Cette mesure juste, c'est aussi une façon, pour la France, de réintégrer pleinement cette mémoire dans l'histoire nationale", a souligné le chef de l'Etat, dont les propos étaient rapportés par le porte-parole du gouvernement.

Ces pensions étaient "cristallisées" depuis 1959, par une décision du gouvernement de Charles de Gaulle au moment de la décolonisation.

Selon le ministre délégué aux Anciens Combattants, Hamlaoui Mekachera, un rattrapage des 47 années d'inégalités n'est cependant "pas d'actualité".

Cette mesure coïncide avec la sortie en France du film "Indigènes", qui aborde le rôle des soldats maghrébins engagés dans l'armée française durant la Seconde Guerre mondiale.

Jacques et Bernadette Chirac ont assisté à la première parisienne du film de Rachid Bouchareb début septembre.

"Cette reconnaissance, l'Etat français a trop tardé à l'exprimer concrètement", a déclaré pour sa part le Premier ministre, Dominique de Villepin, lors d'une brève allocution à Matignon, en présence d'anciens combattants.

"SYMBOLE"

"Dans une France ouverte, respectueuse de la diversité des sensibilités, des origines et des cultures, vous avez valeur de symbole", a souligné Dominique de Villepin.

"Ce que nous voulons exprimer par ce geste de justice, c'est bien sûr notre reconnaissance et notre admiration pour l'exemple que vous avez donné. Ce que nous voulons vous dire aujourd'hui, c'est aussi notre fidélité à la voie que vous avez su tracer pour notre pays et pour les générations futures", a-t-il dit.

Le chef du gouvernement a annoncé qu'une nouvelle augmentation de deux points de l'indice de la retraite du combattant serait inscrite dans le projet de loi de finances 2007.

"Elle s'ajoute à la hausse intervenue le 1er juillet dernier. C'est la première revalorisation depuis près de trente ans", a-t-il dit.

Vétérans français, vétérans coloniaux, "il n'y aura plus de différence", s'est félicité Hamlaoui Mekachera à la sortie du conseil des ministres.

"J'en suis fier et heureux (...) Il vaut mieux tard que jamais. Pendant 45 ans, ce dossier n'a été traité par personne. Aucun gouvernement n'a mis le moindre centime, n'a pris la moindre initiative", a-t-il dit.

Après des décennies de silence, le dossier avait été relancé le 10 décembre 2001 par un arrêt du Conseil d'Etat jugeant cette différence de traitement entre soldats coloniaux et français était contraire à la Convention européenne des droits de l'homme qui interdit la discrimination sur le critère de la nationalité.

Le gouvernement de Lionel Jospin avait alors engagé une refonte des pensions militaires. Celui de Jean-Pierre Raffarin a poursuivi dans cette voie en inscrivant une enveloppe de 120 millions d'euros au budget de 2004, à la veille des cérémonies marquant le 60e anniversaire du débarquement des forces alliées en Provence le 15 août 1944.

Les Soldats de la

Posté le 28.09.2006 par lesouvenirfrancaisdeparigne
OUEST FRANCE Paru dans l'édition du mercredi 27 septembre 2006

Ils étaient les soldats de la « grande France »

Le film Indigènes sort aujourd'hui sur les écrans. Il suscitera enthousiasme... et polémiques. Quelques clés pour comprendre.

La présence des Africains fut-elle importante dans les armées françaises pendant la Seconde Guerre mondiale ?
C'est incontestable, comme en témoignent les noms de certaines des grandes unités de l'armée B (sept divisions commandées par le général de Lattre de Tassigny) qui débarquent en Provence le 15 août 1944 : 3e division d'infanterie algérienne, 2e division d'infanterie marocaine, 4e division marocaine de montagne, etc. Les indigènes des colonies constituent une grosse moitié des 230 000 soldats sous pavillon tricolore qui libèrent Toulon et Marseille et vont remonter la vallée du Rhône pour rejoindre les armées alliées venues de Normandie. Les « Africains » sont ultramajoritaires dans les divisions d'infanterie 70 à 90 %), moins nombreux dans les unités plus techniques (divisions blindées, génie, artillerie).

Pourquoi sont-ils aussi nombreux ?

Tous les empires, à toutes les époques, ont utilisé des soldats « indigènes ». Dès 1830, l'armée française recrute des « guerriers » locaux - ils deviendront les zouaves - qui vont l'aider dans son entreprise de conquête de ce qui n'était pas encore l'Algérie. Pendant la guerre de 1914-1918, plus de 600 000 soldats des colonies sont mobilisés (sur presque 8 millions de mobilisés). La défaite de 1940 offre à l'Empire colonial - qu'on appelait « la grande France » - un rôle qu'il n'était probablement pas destiné à jouer. Après le débarquement américain en Afrique du Nord, en novembre 1942, une force française apte à combattre se reconstitue autour de l'armée d'Afrique, forte de 120 000 hommes, qui a échappé à la débâcle. Le territoire national étant toujours occupé, cette armée nouvelle va grossir en mobilisant les Européens d'Afrique du Nord (175 000 hommes de 18 à 45 ans sur une population totale d'environ 1 million) et en accueillant des Algériens, des Tunisiens, des Marocains, des noirs d'Afrique de l'Ouest, des Malgaches, des Océaniens, des Français libres, etc. La nouvelle armée est unique en son genre « profondément originale, comme la France n'en a jamais connu », souligne l'historien militaire Philippe Masson. Ces hommes, musulmans ou chrétiens, s'illustreront pendant les campagnes de Tunisie, d'Italie et de France.

Les Africains se battent-ils pour la France ?

Il faut se remettre dans les mentalités de l'époque. Pas facile de dire si les combattants maghrébins se battent pour une certaine idée de la mère patrie française ou s'ils se retrouvent enrôlés parce qu'ils obéissent à des allégeances diverses. Toujours est-il que le roi Mohammed V du Maroc et le Tunisien Bourguiba encouragent leurs compatriotes à combattre, avec l'espoir d'une émancipation prochaine de leurs pays respectifs. Selon le professeur Jacques Frémeaux (Sorbonne), l'armée « offre aussi au jeune indigène l'occasion d'une sorte d'émancipation sociale en prouvant sa valeur guerrière ».

Les soldats des colonies seraient la « chair à canon » et les blancs seraient planqués ?

Les chiffres ne montrent rien de tel. En Afrique du Nord, 16,3 % de la population européenne a été expédiée sous les drapeaux, ce qui est énorme, contre 1,58 % de la population dite « indigène ». Au moment de la capitulation allemande, l'armée française compte 1,3 million d'hommes (elle a été « blanchie » par apport massif de résistants) dont 253 000 Nord-Africains. Selon l'historien Daniel Lefeuvre, ces derniers ont perdu environ 12 000 hommes, soit un taux de mortalité de 5 %. Les 100 000 soldats d'Afrique noire ont eu un taux de mortalité de 6 % (4 500 tués), égal à celui des troupes hexagonales (40 000 tués). Les 176 000 pieds noirs, quant à eux, ont eu 14 000 tués, soit un taux de pertes record de 8 %. Cependant, si les soldats sont égaux au feu, ils ne le sont pas dans le système hiérarchique. L'Africain reste un soldat dominé. Il est moins bien payé et seulement 4 % des officiers sont des « indigènes ». Cela dit, l'armée américaine ne fait pas mieux avec ses nationaux « noirs ».

L'histoire des soldats coloniaux a-t-elle été délibérément cachée ?

Faux. Les « Africains » ont défilé sur les Champs-Élysées. Les exploits des goumiers marocains, spahis et autres tirailleurs, en Italie ou dans les Vosges, sont honorés dans l'armée, racontés depuis longtemps dans de très nombreux livres. Il suffit de les ouvrir. La méconnaissance du public est à resituer dans une perspective historique plus vaste. Les coloniaux du général Juin entrent dans Rome victorieux alors que les Américains débarquent en Normandie, attirant à eux tous les regards. Le débarquement de Provence (Dragoon) est, lui aussi, occulté par Overlord. Et ses soldats avec.

Les coloniaux ont-ils eu la reconnaissance qu'ils méritaient ?

Même s'il n'est pas question de « repentance », la reconnaissance n'a pas été à la hauteur du sang versé. Dans l'immédiat après-guerre, les coloniaux attendaient de toucher les dividendes de leur sacrifices (citoyenneté, indépendance, aide financière). On sait ce qu'il advint. Guerres coloniales, abandon. Au moment de l'indépendance de leurs pays, la pension des vétérans a été gelée. Aujourd'hui encore, les 80 000 survivants africains de la 1re armée française luttent pour obtenir des pensions égales à celles de leurs « frères d'armes » français. Un vieux tirailleur sénégalais touche 103 euros tous les six mois contre 230 euros pour le Français. Jacques Chirac doit annoncer, aujourd'hui, des mesures importantes pour en finir avec cette injustice.
Jacques ROUIL.

Initiatives

Posté le 29.06.2006 par lesouvenirfrancaisdeparigne
[i][SIZE=14]Très belle initiative au Vieux Vy sur Couesnon...

Dans le cadre du projet éducatif en lien avec le devoir de mémoire, conduit par les directions des écoles rurales (Vieux Vy sur Couesnon/ Sens de Bretagne, Gahard) , l'association "Patrimoines" organise une exposition "les livres de la mémoire vivante", retraçant la période troublée de la deuxième guerre mondiale.

Avec le concours action de l'Union Nationale des Combattants, Annick Legros, vice-présidente de l'association et directrice de l'exposition, a eu le soutien de Robert Sancier, président des anciens combattants.

Cette exposition accueille également les travaux sur Auschwitz de deux collégiennes, Laura Mainguy et Annaëlle Rossi, de St-Aubin d'Aubigné, présentes aux côtés des maquisards.
Ils témoignent de leurs activités et des enseignements qu'ils tirent de l'Histoire et de la leur...

Une cérémonie aura lieu à la stèle d'Yvonnick Laurent ce vendredi 30 juin à 13h45.

expo : salle des fêtes de Vieux-Vy les 30/06 et 1er/07 de 9h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h00.

Venez nombreux![/
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